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Radioamateur

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Le shack ou station d'un opérateur
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Le shack ou station d'un opérateur
Une antenne râteau ou type 'yagi'
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Une antenne râteau ou type 'yagi'

L'Union internationale des télécommunications définit l'activité des opérateurs des services d'amateur appelés radioamateurs comme « services de radiocommunication ayant pour objet l'instruction individuelle, l'intercommunication et les études techniques, effectuées par des amateurs, c'est-à-dire par des personnes dûment autorisées, s'intéressant à la technique de la radioélectricité à titre uniquement personnel et sans intérêt pécuniaire ». Cette règle s'applique dans la plupart des pays dans les mêmes termes.

L'émission d'amateur est donc une activité scientifique qui permet, à ceux qui la pratiquent, d'établir des liaisons radio avec les radioamateurs du monde entier. Elle permet d'acquérir des connaissances techniques dans les domaines de la radio et de l'électronique et de développer des liens d'amitié entre amateurs de différents pays. Les communications sont moins réglementées que par le passé et les amateurs peuvent non seulement discuter de technique radio mais également d'autres sujets scientifiques comme la météorologie, d'informatique, etc. Ils peuvent également aborder la vie associative ou des questions plus personnelles, pour autant qu'ils discutent en leur nom propre et pas au nom de tierces personnes. Les radioamateurs ont un devoir de réserve et s'interdisent d'aborder les thèmes politiques et religieux.

Les amateurs partageant cette passion appartiennent à la « communauté des radioamateurs ».

Sommaire

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Législation

En France

La « licence » devenue « Autorisation administrative »

La « licence » (document spécifique) a été supprimée par la France en 1995 malgré l'obligation de délivrance faite par l'Union Internationales des Télécommunications à tous ses membres à travers le Règlement des Radiocommunications.

Les radioamateurs sont autorisés à émettre sous la double condition d'avoir subi avec succès l'examen permettant la délivrance du « certificat d'opérateur des services d'amateur » après quoi, sous réserve de paiement d'une taxe spéciale annuelle, sont délivrées les « autorisation administratives » comportant les indicatifs.

Le « certificat d'opérateur des services d'amateur » est délivré après que le candidat a réussi l'examen porte sur la réglementation, la radioélectricité et, optionnellement, le code Morse. Ce dernier n'est plus obligatoire depuis la refonte de l'article 25 du Règlement des radiocommunications (RR) lors de la Conférence mondiale des radiocommunications 2003, mais certains pays, dont la Russie et la France continuent à l'exiger. En Europe, la recommandation T/R 61-01 ne fait plus référence à l'examen de Morse pour obtenir un certificat d'opérateur du service amateur.

L'activité radioamateur est accessible à tous, quel que soit le niveau d'instruction, y compris aux enfants bien que certains pays limitent l'âge minimum à 13 ans.

Ce « certificat d'aptitude » permet au radioamateur d'obtenir une autorisation administrative contre versement d'une taxe, avec délivrance d'un indicatif de station d'amateur.

L'indicatif délivré par l'administration l'est comme identifiant de la station d'amateur (adresse) et l'opérateur certifié utilisera cet indicatif pour transmettre. Comme l'indicatif est attaché à la station d'amateur, il peut y avoir plusieurs opérateurs pour le même indicatif. On parle alors de second, troisième opérateur etc. C'est le cas d'une station d'amateur de radio-club notamment. Chaque opérateur doit respecter les prérogatives (bandes de fréquence, puissance, type de transmission) de son certificat lorsqu'il opère une station d'amateur.

Il est possible de s'entraîner en ligne à passer l'examen radioamateur en utilisant le service gratuit SPERA développé par le Radio Club de l'ENSEIRB [1] : Service de Préparation à l'Examen Radioamateur SPERA. Plus d'informations ici .

L'indicatif radioamateur

Une carte QSL avec les indicatifs des stations contactées
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Une carte QSL avec les indicatifs des stations contactées

Cet indicatif obéit à un format standard de la forme PPxSSS défini par le règlement des Radiocommunications :

  • PP préfixe permettant d'identifier le pays, parfois en rapport avec son nom : F pour la France, HB pour la Suisse (Helvetischer Bund), G pour le Royaume-Uni (Great Britain), I pour l'Italie, OE pour l'Autriche (Oesterreich), D pour l'Allemagne (Deutschland), etc. parfois non : ON pour la Belgique, VE pour le Canada, etc. Ces préfixes sont identiques à ceux utilisés pour identifier les aéronefs ou les bateaux ;
  • x un chiffre qualifiant la classe de licence ou la zone géographique ;
  • SSS le suffixe personnel attribué au titulaire constitué de 1 à 3 caractères.
  • Ce groupe de caractères est complété par le suffixe /P pour les activités portables, /M pour les activités mobiles et /MM pour les activités maritimes mobiles.

Exemples : F5ABC, est une station radioamateur française fixe disposant de tous les privilèges ; ON2ABC est une station radioamateur belge utilisée par un amateur disposant d'une licence de base (novice) ; VE2ABC est une station radioamateur canadienne située au Québec.

Cas particuliers

Aux États-Unis le préfixe (K, W, N ou A) définit également la région géographique du titulaire (K pour les stations situées dans la moitié Est du pays, W à l'Ouest et inversement pour les stations maritimes) bien que l'assignation soit aujourd'hui caduque (on retrouve quelques stations terrestres W à l'Est et des K à l'Ouest).

Quant au suffixe, la partie suivant le chiffre, en Russie par exemple, il dépend de l'Oblast (région) dans laquelle réside l'amateur. Aux États-Unis il dépend également de l'État dans lequel réside l'amateur.

Indicatifs spéciaux

Si on suit cette nomenclature, il peut exister des indicatifs en trois lettres du genre « PPnS » tel que l'indicatif « C3W » attribué à une station de Chypre (5B). Il s'agit d'un indicatif spécial.

Aux États-Unis on les appelle les indicatifs « 1x1 » et sont réservés à la commémoration d'événements spéciaux.

Des indicatifs plus longs sont autorisés, en respect de la législation. La plupart des pays utilisent ce format raccourci à 3 ou 4 caractères car d'une part il permet d'identifier rapidement la station célébrant un événement, ce qui attire les amateurs, et d'autre part cela accélère les contacts. (QSO).

En parallèle, les administrations nationales peuvent distribuer des indicatifs particuliers (que certains logiciels radioamateur et parfois les radioamateurs eux-mêmes ne reconnaissent pas toujours comme étant valides) tel que « Z3100A » qui célèbre le centième anniversaire d'une institution. En 2005, HE1TELE est attribué aux radioamateurs Valaisans de Suisse (HB), pour le TELETHON!

Indicatif personnalisé

En général c'est l'administration de tutelle qui délivre l'indicatif au radioamateur en fonction de sa classe de licence ou de son lieu de résidence selon le cas.

Certaines administrations autorisent l'utilisateur à choisir lui-même le suffixe et parfois le chiffre qu'il souhaite utiliser dans son indicatif.

C'est ainsi que certaines opératrices (appelées YL pour Young Lady dans le jargon radioamateur) choisissent un indicatif se terminant par... YL (exemple : F4YL ou HB9XYL) ou que d'autres, régulièrement en voyage à l'étranger, utilisent « X » après le chiffre, tel « 5U7X ».

Types de transmissions

Un relais en montagne
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Un relais en montagne
Activité en plein air avec des équipements en hyperfréquences
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Activité en plein air avec des équipements en hyperfréquences

Plus que le message lui-même, c'est la façon d'établir le contact qui passionne le radioamateur. Les communications radioamateurs ne doivent pas être comparées aux communications de type Internet ou téléphones portables. Les radioamateurs utilisent bien sûr Internet pour s'échanger des informations, des nouvelles etc., mais le but final reste toujours celui de la radio : tout mettre en œuvre pour réussir un contact utilisant les ondes radio et les phénomènes naturels par le biais desquels elles peuvent se propager. Dans beaucoup de cas un contact est un véritable exploit.

C'est ainsi que pour s'affranchir de la courbure terrestre (les ondes se propagent comme la lumière, en ligne droite) certains radioamateurs utilisent des satellites (construits par des radioamateurs!) ou des relais terrestres. Mais ils savent aussi utiliser les phénomènes naturels comme les réflexions sur la Lune, sur les traînées météoritiques, sur les nuages de pluie ou encore sur les aurores polaires. Pour pouvoir exploiter de tels modes de propagation (non conventionnels il faut bien l'admettre!), il est nécessaire de surveiller les indices géomagnétiques, l'activité solaire, les éphémérides etc. C'est bien là que se trouve le charme des communications radioamateurs.

Certains préfèrent émettre avec de faibles puissances (< 5 watts mais souvent quelques milliwatts), pratiquant un type de trafic appelé « QRP », ou sur des fréquences de plusieurs dizaines de gigahertz dans un domaine où l'expérimentation est de mise et les réalisations personnelles sont obligatoires.

Une activité scientifique et technique

Une réalisation radioamateur
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Une réalisation radioamateur

L'émission d'amateur est un vaste terrain fertile pour l'expérimentation technique. Nombreux sont les radioamateurs qui prennent plaisir à construire eux-mêmes leur propres antennes et postes radio. Cette activité est l'occasion pour beaucoup d'entre eux de s'intéresser aux sciences et d'enrichir leur culture personnelle. Certains candidats ont tout simplement appris à calculer par le biais des cours dispensés dans les radio-clubs pour préparer le passage de la licence ! Pour beaucoup d'autres c'est la continuité d'une passion précoce pour la technique. L'apport technique et scientifique des radioamateurs est bien réel dans le développement des techniques de transmission. Aujourd'hui cela est peut être moins le cas avec la rapidité du progrès dans les domaines des télécommunications mais le radioamateurisme reste par essence une activité favorisant l'instruction individuelle et le partage de la connaissance pour les sciences et les techniques.

Les Radio-clubs et les activités associatives

Les concours sont des activités appréciées dans les radio-clubs
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Les concours sont des activités appréciées dans les radio-clubs

Les Radio-clubs sont des associations "locales" regroupant les radioamateurs d'une ville ou d'une région. Le club permet aux radioamateurs de se regrouper et de partager leur passion. C'est un excellent endroit pour avoir un premier contact avec le radioamateurisme. C'est un lieu d'échange, de formation, d'activité autour de projets.

La vie associative est aussi structurée autour d'associations départementales et nationales. Ces associations ont pour vocation de fédérer les radioamateurs autour de projets et d'activités aussi diverses que:

  • la sécurité civile
  • l'aérospatial (ballons et satellites)
  • la télévision d'amateur
  • l'aide aux radioamateurs handicapés
  • la construction et la maintenance d'un relais
  • etc.

Radioamateurs et sécurité civile

C'est Hiram Percy Maxim, co-fondateur de l'ARRL, l'association radioamateur américaine qui attribua pour la première fois en 1914 une fonction de service à la population aux activités radioamateurs en répartissant des stations radio relais le long des six principales routes qui traversaient les États-Unis. Aujourd'hui, les réseaux MARS et ARES assurent ce service en collaboration avec la protection civile et l'armée qui interviennent chaque fois qu'un désastre est annoncé.

L'Angleterre a mis en place le réseau RAYNET tandis que la Belgique travaille en collaboration avec la Croix-Rouge de Belgique.

Il existe en France une Fédération nationale des radiotransmetteurs au service de la sécurité civile (FNRASEC), dont les membres sont susceptibles d'assurer deux types de mission de soutien aux pouvoirs publics :

  • assurer des communications radio en cas de catastrophe naturelle : Plan Orsec, Plan rouge ;
  • participer aux recherches de la balise de détresse en cas d'accident d'avion (plan de sauvetage aéroterrestre dit « SATER »).

La FNRASEC regroupe des Associations départementales des radiotransmetteurs au service de la sécurité civile (ADRASEC). La FNRASEC est rattachée à la Fédération Nationale de Protection Civile (FNPC), une association de secouristes bénévoles.

Radioamateurs et éducation

Contact ARISS dans une école organisée par des radioamateurs
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Contact ARISS dans une école organisée par des radioamateurs

Les radioamateurs œuvrent également à l'éveil des jeunes dans le domaine de la technique. Certains groupes de radioamateurs viennent animer des ateliers dans les classes ou les enfants réalisent des petits montages électroniques. Ils permettent aussi, et c'est peut être le coté le plus spectaculaire, de réaliser des contacts entre les élèves et les astronautes de la Station Spatiale Internationale ISS. Ces contacts se réalisent dans le cadre du projet ARISS. Les questions posées aux astronautes sont préparées par les enfants et les instituteurs. Lors du contact, les radioamateurs rentrent en liaison radio avec l'astronaute à bord, lisent les questions et les enfants peuvent alors entendre les réponses. Le passage ne dure que 10 minutes, mais chacun gardera bien plus longtemps avec lui le très bon souvenir de ce moment de bonheur.

Les codes et abréviations

Pour faciliter les communications qui peuvent s'étendre à l'ensemble des pays du monde, les radioamateurs communiquent majoritairement en anglais (avec un vocabulaire souvent restreint) en utilisant le code Q et des abréviations internationales admises par tous (exemple : OM signifie radioamateur, abrégé de Old Man). Ils confirment leur contact en échangeant une carte QSL, code signifiant « accusé de réception » dans le code Q.

Ces codes et abréviations, initialement prévus pour simplifier la transmission de messages en télégraphie, sont aussi utilisés en phonie. L'usage de ces codes en télégraphie dispense (dans une certaine mesure) de connaître l'anglais ou la langue du correspondant.

Les radioamateurs utilisent le code Q universel en attribuant à certains codes une signification adaptée à leur pratique dont voici quelques exemples:

  • QRA : local où est située la station d'émission-réception
  • QRM : brouillage
  • QRN : parasite atmosphérique
  • QRT : terminer ses émissions
  • QRX : interrompre ses émissions pour un court instant
  • QRZ? : pour demander "qui m'appelle ?"
  • QSL : accusé de réception, carte qui confirme le contact
  • QSO : communication radio bilatérale
  • QTH : nom du lieu d'émission

Pour de plus amples informations, voir Code Q.

Fréquences et modes d'émission

Au début du siècle et durant plus de 20 ans, les radioamateurs communiquaient essentiellement en télégraphie à l'aide du code Morse dite CW (continuous wave). Actuellement, de nombreux modes sont utilisés :

Les radioamateurs peuvent émettre sur une vingtaine de bandes réparties régulièrement sur tout le spectre des ondes radio et dans une multitude de modes.

Bandes de fréquences (en MHz) utilisables dans la Région 1 de l'UIT (France et l'Île de la Réunion, Suisse) :

  • 0,1357 à 0,1378
  • 1,810 à 1,850
  • 3,500 à 3,800
  • 7,000 à 7,100 (7200 dans certains pays, comme la Suisse et la Belgique, en statut secondaire jusqu'en 2009 date à laquelle la plage de 7,100 à 7,200 sera complètement attribuée aux radioamateurs)
  • 10,100 à 10,150
  • 14,000 à 14,350
  • 18,068 à 18,168
  • 21,000 à 21,450
  • 24,890 à 24,990
  • 28,000 à 29,700
  • 50,200 à 51,200
  • 144,000 à 146,000
  • 430,000 à 440,000
  • 1 240,000 à 1 300,000
  • 2 300,000 à 2 450,000
  • 5 650,000 à 5 850,000
  • 10 000,000 à 10 500,000
  • 24 000,000 à 24 250,000
  • 47 000,000 à 47 200,000
  • 75 500,000 à 81 000,000
  • 119 980,000 à 120 020,000
  • 142 000,000 à 149 000,000
  • 241 000,000 à 250 000,000

La largeur des bandes de fréquences peut être légèrement différente pour les Amériques (Région 2 de l'UIT) et pour l'Asie/Océanie (Région 3 de l'UIT), et quelques bandes de fréquences supplémentaires allouées.

Les bandes les plus utilisées sont les ondes décamétriques (HF entre 1,8 et 29,7 MHz) et VHF (entre 144-146 MHz) que tout un chacun peut écouter à condition de disposer d'un récepteur suffisamment sensible et d'une antenne même rudimentaire. Les bandes situées au-dessus de 2 300 MHz sont très favorables à l'expérimentation, tant pour la réalisation du matériel que pour les communications à (relativement) grandes distances.

Historique

  • 1844 Samuel Morse invente le télégraphe
  • 1866 Mahlon Loomis prétend avoir réalisé la première transmission sans fil en Virginie
  • 1883 Thomas Edison invente le tube à vide
  • 1887 Hertz découvre la nature électromagnétique des ondes. Elles seront appelées ondes hertziennes.
  • 1889 Tesla réalise un générateur hautes fréquences (15 kHz) ; en 1893, il expérimente la première communication radio.
  • 1890 Branly met au point son cohéreur, premier détecteur d'ondes sensible.
  • 1891 et 1893, Tesla breveta le système sans fil Tesla (radio télégraphe) et mit au point des lampes électroniques froides.
  • 1893 Popov découvre le principe de l'antenne qui va permettre des liaisons à grande distance.
  • 1895 Marconi expérimente les premières liaisons hertziennes sur une distance de 1 500 m. Marconi eut le génie de mettre en application toutes ces expériences pour établir des communications sans fil à grande distance et en fit un véritable business (The Wireless Telegraph & Signal Company Limited). Il est considéré comme le premier radioamateur et le père de la radio. Le futur Prix Nobel de physique réalisa ses premiers essais significatifs de télégraphie sans fil à Salvan (Valais) dans les Alpes suisses, durant l'été 1895. Plus d'informations à ce sujet sur http://www.fondation-marconi.ch et la station Marconi Suisse HB9GM http://hb9gm.radioamateur.ch. Salvan a été reconnu par l'association mondiale des ingénieurs (IEEE) comme le "BERCEAU DES TELECOMMUNICATIONS", cf. http://www.ieee.org/organizations/history_center/milestones_photos/swiss_marconi.html
  • 1900 Le général Ferrié met au point le détecteur électrolytique. Plus sensible que le cohéreur de Branly, il permet l'écoute au casque des messages télégraphiques.
  • 1923 le 26 novembre, la première liaison transatlantique bilatérale en onde courte est réalisée sur 2,72 MHz (110 mètres) entre deux radioamateurs américains, John L. Reinartz, 1XAM et Fred Schnell, 1MO, et le radioamateur français Léon Deloy, 8AB. C'est à cette occasion que la bande des « 200 mètres » et en dessous jugée a priori sans intérêt pour les communications à longue distance par les autorités sera utilisée par les radioamateurs de manière assidue.
  • 1961 lancement du premier satellite radioamateur (seulement 4 ans après Spoutnik 1).
  • 2003 environ 2 500 000 radioamateurs dans le monde qui expérimentent et communiquent en différents modes de modulation et en sur des fréquences s'étendant des LF (135,7 kHz) aux ondes millimétriques (250 GHz).

Autres amateurs de radiocommunication

  • À la fin des années 1970 et dans le début des années 1980, les vendeurs de matériel électronique ont commencé à proposer des appareils émetteurs/récepteurs radio simples d'emploi, utilisant une bande de fréquence interdite en Europe : le 27 MHz. Les Européens imitant les routiers américains ont commencé à les utiliser pour leurs loisirs et parfois leur travail.
  • La réglementation étant particulièrement floue, ces appareils étaient en vente libre mais interdits d'utilisation par leur propriétaire, sauf autorisation spéciale.
  • Ces appareils, principalement fabriqués pour les Américains et vendus au grand jour, furent adoptés par un grand nombre de pirates des ondes, amateurs de radio agissant dans l'illégalité.
  • Dans le début des années 1980, la bande des 27 Méga' fut libérée et utilisée par le grand public pour des communications de loisir, familiales ou à grande distance, à l'instar des radioamateurs. Très vite, elle devint un lieu de défoulement pour certains et siège d'une certaine pagaille.
  • Dans les années qui suivirent, le législateur a tenté d'encadrer la vente et l'utilisation du matériel Cibi, devenue un phénomène de société avec ses clubs et ses groupes de pressions.
  • Les cibistes les plus passionnés de communication ont été grossir les rangs des radioamateurs après avoir obtenu une licence d'émission.
  • Avec l'explosion du téléphone portable GSM, la bande CB s'est quelque peu désertifiée
  • Les cibistes ne bénéficient d'aucun des privilèges accordés aux radioamateurs mais, il est vrai, sans payer de taxe annuelle comme le font ces derniers.
  • Les wifistes — Wifi — peuvent être aussi considérés comme amateurs de radiocommunications, ils utilisent par ailleurs une bande de fréquence — ISM — partiellement partagée avec les radioamateurs

SWL

Short Wave Listener : un amateur écouteur ou radio écouteur.

(aussi appelé BCL : BroadCast Listener, pour les écouteurs de stations de radiodiffusion)

Voir aussi

Articles connexes

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Liens externes

 

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